Pourquoi imposer un revenu maximum?

La lutte pour l’augmentation du salaire minimum à 15$/h a connu de nombreux succès aux États-Unis, menant à l’adoption d’une telle mesure dans de nombreuses villes américaines, ainsi que dans 4 États. Même ici, au Canada, l’Alberta a emboîté le pas à nos voisins du Sud. 15$/h, c’est le salaire minimum pour vivre au-dessus du seuil de la pauvreté… quand on a un emploi à temps plein. Bien qu’il s’agisse d’un premier pas important, cette mesure ne règle pas la situation économique des personnes qui travaillent à temps partiel (majoritairement des femmes) et de celles qui ne trouvent tout simplement pas d’emploi. Alors, nous disons oui au salaire au minimum à 15$/h, mais ce n’est pas tout!

Chaque année, le 2 janvier, les journaux publient la même nouvelle : les grands patrons ont déjà gagné le salaire annuel de la majorité de leurs employé-e-s. Le Centre canadien de politiques alternatives a calculé en 2016 que les 100 Canadiens les mieux payés avaient récolté 8,96 millions de dollars, 184 fois plus que le salaire moyen des Canadiens et Canadiennes. Ces fortunes, elles sont gagnées sur notre dos.

Augmenter le salaire minimum permettrait de réduire la pauvreté, toutefois ce qui génère le plus de distorsions est l’inégalité entretenue par l’enrichissement démesuré des actionnaires et des patrons. L’accumulation de telles richesses ne fait que concentrer les ressources et le pouvoir entre les mains d’une in me portion de la population alors que le reste du monde, dépossédé, s’endette et doit multiplier les moyens pour survivre.

Pour combattre réellement la pauvreté et les inégalités, il faut donc imposer un revenu maximum. Après tout, les riches ont-ils vraiment besoin de plus de 100 000$ par année? Chaque dollar au-delà de cette somme serait nettement plus utile à une personne dans le besoin!